MISANTHROPE

Prononciation : mi-zan-tro-p'
Nature : s. m.

1Celui qui hait les hommes. Le Misanthrope, comédie de Molière représentée en 1666.
Une chose de fort grand cours Et de beauté très singulière Est une pièce de Molière ; Toute la cour en dit du bien ; Après son Misanthrope il ne faut plus voir rien ; C'est un chef-d'oeuvre inimitable , SUBLIGNY , la Muse Dauphine (1666)
Timon, ou le misanthrope, peut avoir l'âme austère et farouche ; mais extérieurement, il est civil et cérémonieux , LA BRUY. , XI
J'ose prendre le parti de l'humanité contre ce misanthrope sublime , VOLT. , Pensées de Pascal, Avant-propos
2Homme bourru, chagrin, ennemi du commerce des autres hommes.
Le rapporteur de mon père, parmi sa solitude ordinaire, s'était rendu un vrai misanthrope, personne ne se pouvait vanter de le savoir gouverner , Francion, l. III, p. 115
3Adjectivement. Un caractère misanthrope. 4S'est dit aussi du jeu nommé le solitaire. XVIe s.
L'offre que fist Timon le misanthrope à ses ingrats Atheniens , RAB. , Pant. IV, anc. prol.
Termes grecs, l'un est dérivé de haïr, et l'autre signifie homme. MISANTHROPE. Ajoutez : 5Nom donné, dans le XVIIe siècle, à de petits carrosses où il ne peut tenir qu'une personne, Valesiana, p. 20.