MIAULER

Prononciation : mi-ô-lé
Nature : v. n.

Il se dit du chat lorsqu'il fait le cri qui est propre à son espèce.
Un homme chérissait éperdument sa chatte ; Il la trouvait mignonne et belle et délicate, Qui miaulait d'un ton fort doux , LA FONT. , Fabl. II, 18
L'un miaule en grondant comme un tigre en furie , BOILEAU , Sat. VI
Le chat a miaulé trois fois, disent les sorcières dans Macbeth, il est temps, il est temps , VOLT. , Lett. Duclos, 25 déc. 1761
L'épervier glapit comme un lapin, et miaule comme un jeune chat , CHATEAUBR. , Génie, V, V, 5 Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
XVIe s.
Le chat devin miaulant signifie Une fascheuse et longue maladie , RONS. , 945
Le chat miaulde , MERLIN COCCAIE , t. II, p. 211
Onomatopée (voy. MIAOU) ; Berry, miâler ; génev. mialer. MIAULER. - HIST. Ajoutez : XIIIe s.
Et Tibiers li cas [le chat] est enclos En le [la] despense ; à miauwer Prist si haut... , Renart le nouvel, p. 105, Paris, 1874, éd. Jules Houdoy