messeniennes

Prononciation : mè-sé-niè-n'
Nature : s. f. pl.

Titre de poésies nationales composées par C. Delavigne, et que, à son imitation, quelques poëtes ont donné à des poésies où ils chantaient les malheurs de la patrie. Au sing. Une messénienne. Les Messéniens ayant eu, au VIIe siècle avant notre ère, des succès continus contre les Spartiates, ceux-ci, d'après la réponse de l'oracle, demandèrent un général aux Athéniens, qui, pour se moquer d'eux, leur adressèrent un maître d'école boiteux, nommé Tyrtée. Mais Tyrtée par ses chants guerriers excita si bien le courage des Spartiates, qu'ils vainquirent les Messéniens et exercèrent sur la Messénie les plus grandes cruautés. C. Delavigne, par une allusion éloignée aux malheurs de la Messénie et peut-être aux chants de Tyrtée, a nommé Messéniennes les poésies lyriques où il rappelait les malheurs de la France en 1814 et 1815. Le nom s'est ensuite étendu à d'autres poésies qui n'y avaient plus rapport.