MARRAINE

Prononciation : ma-rè-n'
Nature : s. f.

1Celle qui tient un enfant sur les fonts de baptême.
Pendant le cours de cette ambassade naquit à Venise M. d'Argenson ; la république voulut être sa marraine, lui donna le nom de Marc, et le fit chevalier de Saint-Marc , FONTEN. , Argenson. J'avais une marraine Que toujours adorai, Romance du page, dans BEAUMARCH. Mar. de Fig. II, 4
2Par extension, celle qui baptise, qui donne un nom à quelque chose avec ou sans cérémonie. La femme du maire est la marraine de la cloche. Fig.
Quoi ! la gloire fut en personne Leur marraine un jour de combat [des généraux à qui Napoléon donnait un titre] ? , BÉRANG. , Deux grenad.
3Nom donné à la dame qui en présente une autre à la cour, et, par extension, dans toute autre société. XIe s.
Cil lui respondent : or seit fait [le baptême] par marrenes , Ch. de Rol. CCXCII
XIIIe s.
Ançois [auparavant] doit estre fete enqueste de son aage par les parens, et par les parrins et les marrines , BEAUMANOIR , XVI, 6
Lever le fist et baptiser ; Son nom, qui tant fist à prisier, Mist à l'enfant, s'en fu marraine , RUTEB. , II, 204
Berry, marrine ; provenç. mairina ; esp. et ital. madrina ; du bas-lat, matrina, dérivé de mater, mère.