MAROUFLE

Prononciation : ma-rou-fl'
Nature : s. m.

1Terme de mépris qui se dit d'un homme grossier.
Ce maroufle-là me laisse toute seule à la maison comme si j'étais son chien , MOL. , Jalousie du Barb. 8
Vous apprendrez, maroufle, à rire à nos dépens , MOL. , Sgan. 17
Peste soit du maroufle ! , MOL. , Festin, II, 3
Un certain gros maroufle a passé tout proche de lui, et lui a arraché son épée , DANCOURT , les Fonds perdus, II, 5
Voilà un pernicieux maroufle , DANCOURT , Bourg. à la mode, III, 12
2Il se dit aussi d'un homme qu'on n'estime pas.
Je ferai voir à ces maroufles Que l'on ne me prend point sans moufles , SCARR. , Virg. II
Un de ces maroufles qui font des libelles pour gagner du pain , VOLT. , L'h. aux 40 écus, Scélérat chassé.
Il est bon de venger quelquefois la raison des injures des maroufles , VOLT. , Lett. Damilaville, 1er avril 1766
XVe s.
Sot et maroufle , Caquets de l'accouchée, p. 135, dans LACURNE
XVIe s.
Un gros maroufle, un gros briffaut, Dont Messire Jean est le nom , ET. JODELLE , Eugene, Com. III, 1
Origine inconnue. Serait-ce le mot maraud affublé d'une autre terminaison ? Il y a en italien marruffino, garçon de marchand drapier. Terme de peinture. Colle très forte et très tenace, dont on se sert pour maroufler. Cette colle a été ainsi nommée de maroufle 1, par quelque assimilation plaisante.