MARMELADE

Prononciation : mar-me-la-d'
Nature : s. f.

1Fruits cuits avec du sucre, assez longtemps pour que le fruit perde sa forme, et que la peau et le reste soient mêlés ensemble et forment un tout assez consistant. Fig.
Envoyez-moi des pâtes d'abricot de Genève [un livre défendu] ; cela est bientôt dit, madame ; mais cela n'est pas si aisé à faire.... il n'a jamais été si difficile d'envoyer un pot de marmelade dans votre pays, lorsque toute l'Europe en mange , VOLT. , Lett. Mme du Deffant, 9 août 1771
2Par extension, il se dit d'une chose trop cuite et presque en bouillie. Cela est en marmelade. Fig. Ce qui est fracassé, broyé.
L'autre.... lui lâche une ruade Qui vous lui met en marmelade Les mandibules et les dents , LA FONT. , Fabl. V, 8
Je ne cache à personne que le plus délicieux jour de ma vie ne fût celui où il me serait donné par la justice divine de l'écraser [le duc de Noailles] en marmelade , SAINT-SIMON , 459, 226
3Terme de pharmacie. Nom donné à des composés pulpeux faits avec des substances végétales que l'on sucre. Marmelades, le 100 pesant payera comme confitures, 100 sous, Tarif, 18 sept. 1664. Espagn. mermelada ; du portug. mermelo, coing, qui vient du lat. melimelum ; en grec, c'est une sorte de pomme très douce, le terme grec est dérivé de deux mots signifiant miel et pomme. La marmelade est proprement de la pulpe de coing.