MARELLE

Prononciation : ma-rè-l'
Nature : s. f.

1Anciennement.
Table carrée sur laquelle des lignes partant des angles ou du milieu de chaque côté et se réunissant au centre, indiquaient la place que devaient occuper et la route que pouvaient suivre les marelles ou méreaux , DE LABORDE , Émaux, p. 381 Jeu qui se jouait sur cette table. Nom des jetons employés à ce jeu (voy. MÉREAU).
2Nom d'un jeu qui se joue avec les pions et aussi avec de petits cailloux de diverses couleurs ; il consiste en une figure formée d'un grand carré, plus un carré plus petit renfermé dans le précédent, plus un petit carré qui occupe le centre de ce dernier ; une ligne partant du milieu de chacun des côtés du grand carré vient se terminer aux côtés du troisième et petit carré ; cette figure est tracée sur un carton ; quelquefois les enfants la tracent sur le sable ou sur une pierre. Le jeu de la marelle consiste à aligner sur une seule ligne les trois pions. 3Par assimilation de figure. Jeu d'enfants, fait en manière d'échelle, avec de la craie, où les joueurs, marchant à cloche-pied, poussent du pied qui saute un petit palet dans chaque espace de l'échelle. La figure même qui est tracée sur le sol. On disait autrefois mérelle. XVe s.
Jehan Aysmes, qui avoit joué aux marelles à six tables, appelé le jeu de Saint Marry , DE LABORDE , Émaux, p. 381
Ainsi dite du mareau, ou méreau, ou mérel, palet (voy. MÉREAU). Dans plusieurs provinces on dit marène, par une fausse assimilation avec marraine.