MAGE

Prononciation : ma-j'
Nature : s. m.

1Prêtre de la religion des anciens Perses.
Les mages, adorateurs d'un seul Dieu, ennemis de tout simulacre, révéraient dans le feu, qui donne la vie à la nature, l'emblème de la divinité , VOLT. , Moeurs, 6
Les Guèbres, anciens Perses dispersés autrefois par le calife Omar, toujours attachés à la religion des mages si florissante autrefois sous Cyrus, et toujours ennemis secrets des nouveaux Persans , VOLT. , Russie, II, 16
2Les trois mages, ou, simplement, les mages, les trois personnages qui vinrent de l'Orient à Bethléem, pour adorer Jésus-Christ. L'adoration des mages.
Cet enfant qui vient de naître, dont les anges célèbrent la naissance, que les bergers viennent adorer dans sa crèche, que les mages viendront bientôt rechercher des extrémités de l'Orient , BOSSUET , 2e sermon, Nativité, préambule.
Qu'était-ce que les mages dont nous honorons la mémoire ? c'étaient les sages de la gentilité , BOURDAL. , Myst. Épiphanie, t. I, p. 95
3Magicien (emploi inusité aujourd'hui).
Ce mage qui d'un mot renverse la nature N'a choisi pour palais que cette grotte obscure , CORN. , Illusion com. I, 1
XIIIe s.
Il [saint Paul] fist avuigler un mague, car il avoit le maligne esperit dou deable , BRUN. LATINI , Trésor, p. 73
Lat. magus, du grec, reproduisant un mot persan qu'on rapporte au sanscr. mahat, grand. 1. MAGE. - ÉTYM. Ajoutez : En pehlvi, mog veut dire prêtre.
Quand elles [les pommes] sont bien écrasées, on se sert d'une grande pelle pour les placer sur une espèce de parquet en bois nommé la mage, qui est de forme carrée et entourée d'un rebord , GENLIS , Maison rust. t. III, p. 334, dans POUGENS