LOUEUR, EUSE

Prononciation : lou-eur, eû-z'
Nature : s. m. et f.

Celui, celle qui fait métier de donner quelque chose à louage. Un loueur de chevaux, de voitures.
L'une est la fille d'une laitière, et l'autre d'une loueuse de chaises , GENLIS , Théât. d'éduc. Le vrai sage, II, 5
XIIIe s.
Nule coze ne doit estre mise en autre usage que en celi por qui elle fu louée ; et qui le [la] convertiroit en autre usage.... li loueres [celui qui a pris à bail] est tenus à rendre le damace , BEAUMANOIR , XXXVII, 7
Louer 1 ; provenç. logaire au nominatif, logador au régime ; catal. llogador. Celui, celle qui donne des louanges (avec l'idée de louanges données à tout propos).
Vous verrez, madame, dans une lettre que je vous envoie.... que je ne suis point un loueur public , BALZ. , liv. VII, lett. 32
Je ne parle point des campements et des marches, bien qu'en cet article seul je trouve de quoi donner à M. le Prince [Condé], je n'oserais dire la préférence [sur Alexandre et César], encore que j'en sois tenté, mais la concurrence du moins, et en cela je crois être un loueur modeste , LA FONT. , Lett. XI
...Je vois qu'ils sont en toutes les affaires Loueurs impertinents, ou censeurs téméraires , MOL. , Mis. II, 5
Il [Corbinelli] a fait une épître contre les loueurs excessifs ; elle fait revenir le coeur , SÉV. , 293
XVIe s.
[La louange] Venant d'un loueur louable, C'est un bruvage amiable , DU BELLAY , II, 49, recto.
Louer 2 ; provenç. lauzaire au nominatif, lauzador au régime ; port. louvador ; ital. lodatore.