LORMERIE

Prononciation : lor-me-rie
Nature : s. f.

Ancien nom d'un métier qui comprenait tous les menus ouvrages de fer, tels que les mors de bride, les gourmettes, les éperons, les gonds, les crampons, etc. qu'il était permis aux maîtres cloutiers lormiers de forger et de vendre. (voir aux ADDITIONS). Origine incertaine. Scheler indique le latin lorum, lien, courroie ; mais on ne voit pas comment l'm serait venu dans ce mot, et surtout comment des ouvriers qui travaillaient le métal auraient pris leur nom de lorum. Du Cange le tire de l'ancien français or mier (or pur), parce que ces ouvriers doraient les mors ; mais il faudrait supposer que l'article s'est agglutiné avec son substantif : lormier. M. Baudry rejette l'étymologie de du Cange ; mais il admet que lormier est en effet pour l'ormier, remarquant que le nom propre Lormier ne se trouve jamais sous la forme le Lormier ; quant à ormier, il y voit le dérivé d'un radical bas-latin orm, qui se trouve dans ormilla, boucle, ormiscus, collier, et qui est peut-être une corruption du latin armilla, bracelet. LORMERIE. Au lieu de la définition qui est fautive, mettez : Ancien nom d'un métier qui fabriquait tout ce qui concernait le harnachement, moins les selles. Rectifiez l'étymologie d'après M. Gaston Paris : lormerie, de lormier, bas-lat. lorimarius, qui vient de loramen, dérivé de lorum, lien, courroie, Mém. de la Soc. de linguistiq. t. I, p. 290.