litterateur

Prononciation : li-té-ra-teur
Nature : s. m.

Celui qui s'occupe de littérature, c'est-à-dire dont la profession est de faire des ouvrages, ou d'étudier et d'expliquer ceux des autres.
C'est cet esprit philosophique qui semble constituer le caractère des gens de lettres ; et, quand il se joint au bon goût, il forme un littérateur accompli , VOLT. , Dict. phil. Gens de lettres.
Mon ami, un chapitre de Cicéron, De officiis et De natura Deorum, un chapitre de Locke, une lettre provinciale, une bonne fable de la Fontaine, des vers de Boileau et de Racine, voilà ce qui doit occuper un vrai littérateur , VOLT. , Lett. Thiriot, 1768
Je ne suis, sire, qu'un pauvre géomètre littérateur, tant bon que mauvais, qui souffre à la fois et de ses reins et de son estomac , D'ALEMB. , Lett. au roi de Prusse, 15 sept. 1780
Ah ! quel mal on m'a fait ! pour rendre le littérateur meilleur écrivain [en lisant Cicéron], on a empêché l'homme de devenir meilleur [en interdisant Sénèque] , DIDEROT , Claude et Nér. II, 104
Lat. litteratorem, proprement celui qui connaît l'alphabet, qui l'enseigne, grammairien ; de litterae, lettres et belles-lettres.