LANTERNIER

Prononciation : lan-tèr-nié ; l'r ne se prononce et ne se lie jamais
Nature : s.m.

1Celui qui fait des lanternes.
Les poulieurs, les lanterniers et tous les artisans des petits ouvrages qui sont nécessaires dans le vaisseau , Corresp. de Colbert, III-2, p. 308
2Celui qui est chargé d'allumer les lanternes publiques. 3Fig. et familièrement. Homme irrésolu, indéterminé en toutes choses.
Ne vous amusez point à Mlle d'Or*** [qu'on avait songé à donner pour femme au jeune de Grignan] ; c'est un lanternier que son père , SÉV. , 17 juill. 1689 Diseur de fadaises. Quel est le lanternier qui vous a dit cette nouvelle ?
XIIIe s.
Quiconque veut estre pingniers [peintres] et lanterniers de cor et d'ivoire, estre le puet franchement , Liv. des mét. 170
XVe s.
Autant puis l'ung que l'autre dire, Car d'evesques ou lanterniers, Je n'y congnois rien à redire , VILLON , Grand testam.
XVIe s.
Le Saint Pere a faire conoistre à tous nos souffleurs [alchimistes] que ce ne sont que des lanterniers, lesquels en plusieurs années ne font autre cas que multiplier leur tout en rien , LANOUE , 481
Lanterne. LANTERNIER. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
À Rollant le lanternier pour les lantiernes de le [la] halle des jurés remettre à point , Compt. de Valenciennes (CAFFIAUX)