LAMPAS

Prononciation : lan-pâs'
Nature : s. m.

Étoffe de soie de la Chine à grands dessins d'une couleur différente de celle du fond.
Ils déroulèrent de magnifiques étoffes de soie de la Chine, des lampas découpés à jour , BERN. DE ST-PIERRE , Paul et Virg. On le trouve aussi écrit lampasse.
Origine inconnue. 1Terme vieilli et populaire. La gorge. Humecter le lampas.
....Ah ! ah ! sire Grégoire, Vous avez soif ! je crois qu'en vos repas Vous humectez volontiers le lampas , LA FONT. , Paysan.
Là ne pourrait-on pas, Attendant le dîner, humecter le lampas ? , DUCERCEAU , le Faux duc de Bourgogne, II, 7
2Terme d'art vétérinaire. Tumeur inflammatoire qui survient quelquefois au palais des chevaux derrière les pinces de la mâchoire supérieure ; synonyme de fève. XIIIe s.
Que s'il buvoit toute la mer, Et si n'i eüst point d'amer, Sa soif n'en estancheroit pas ; Plus fort mal a que le lampas , Mahommet, V. 324
XVIe s.
Lampast est une maladie qui vient aux chevaux , Médecines des chevaux, p. 19, dans LACURNE
Picard, lampas, luette ; Berry, lampas, arrière-bouche d'un animal. Origine fort obscure. Le lampas, maladie du palais, vient de lampas, intérieur de la bouche. Celui-ci semble venir de lamper. Mais on trouve aussi empas : Berry, empas, s. m. pl. gonflement au palais des chevaux : ce cheval a les empas. Et Rabelais, dans le Gargantua dit : " Et durera ce temps de passe-passe jusques à tant que mars ayt les empas. " Qu'est-ce que empas ? Est-ce le même mot que lampas ? en est-il distinct ? Nom marchand de plusieurs coquilles Lat. lampas, lampe, à cause de la forme.