JETONNIER

Prononciation : je-to-nié ; l'r ne se lie jamais
Nature : s. m.

Celui qui reçoit des jetons, c'est-à-dire un droit de présence ; il se dit par plaisanterie.
Les jetonniers [les membres de l'Académie française] font un grand cas D'avoir bien purgé des mots gras L'ouvrage qu'ils ont sous la presse ; Je sais qu'ils ne pourront jamais De poivre, de beurre ou de graisse, Garantir un de ses feuillets , FURETIÈRE , Factums, t. II, p. 264
Un théâtre s'élevait, une académie se formait, non pas telle que celle des jetonniers français : Ces gens doctement ridicules, Parlant de rien, nourris de vent, Et qui pèsent si gravement Des mots, des points et des virgules , VOLT. , Lett. au prince roy. de Prusse, avr. 1740
Jeton. D'après Furetière, Factums, t. I, p. 304, jetonnier est de la fabrique de Corneille.