INCURSION

Prononciation : in-kur-sion ; en vers, de quatre syllabes
Nature : s. f.

1Course de gens de guerre en pays ennemi.
Les Turcs, sous Bajazet II, moins terribles que sous Mahomet, ne laissent pas de l'être encore, ils font des incursions en Hongrie, et sur les terres de la maison d'Autriche , VOLT. , Ann. Emp. Maximilien, 1494
2Par extension, courses, voyages que l'on fait dans un pays par curiosité ou pour l'explorer. Les incursions de nos savants dans cette contrée ont eu d'importants résultats. 3Fig. Étude, travail dans quelque partie des lettres, des sciences dont on ne s'occupe pas habituellement. Le célèbre physiologiste Haller ne s'est pas toujours borné à l'étude des animaux ; il a fait quelques incursions dans le domaine de la poésie. INCURSION, IRRUPTION. L'incursion est une course ; par conséquent celui qui la fait passe seulement sur le terrain qu'il ravage. L'irruption, qui exprime l'action de rompre une barrière, de pénétrer de vive force, n'a pas ce caractère passager ; elle est profonde. Après des incursions, les barbares rentraient en Germanie ; après leur irruption définitive, ils s'établirent dans les provinces romaines. XIVe s.
Reprimer les incursions des ennemis , BERCHEURE , f° 52
XVIe s.
Les invasions et incursions contraires [des catholiques et des protestants, dans le pays] , MONT. , IV, 93
Lat. incursionem, de in.... 2, et currere (voy. COURIR).