INCONTINENCE

Prononciation : in-kon-ti-nan-s'
Nature : s. f.

1Incapacité de retenir ; sens propre qui n'est conservé qu'en médecine : écoulement ou émission d'une matière excrémentitielle, liquide ou solide, malgré la volonté ou sans qu'on s'en aperçoive. Incontinence d'urine. 2Fig. Incontinence de la langue, incontinence de langue, propension trop grande à parler. 3Fig. et particulièrement. Vice opposé à la vertu de continence.
L'incontinence seule sépara Henri VIII de l'Église catholique , MAUCROIX , Schisme, liv. I, dans RICHELET
Ils paraissent épuisés de leurs incontinences , VAUVENARGUES , Les jeunes gens.
XIIIe s.
Moult blasment nos incontinences, Nos outrages et nostre orgueil , GAUTIER DE COINSI , dans le Dict. de DOCHEZ.
XIVe s.
En injustice et en couardie et en incontinence , ORESME , Eth. 47
XVIe s.
Ayant experimenté l'incontinence de ma langue , MONT. , II, 36
Il verra encore de belles leçons pour attiser l'incontinence, qui n'est que trop enflammée es poictrines des jeunes , LANOUE , 141
Provenç. incontinenza ; esp. incontinencia ; ital. incontinenza ; du lat. incontinentia, de incontinens, incontinent.