INCONSOLABLE

Prononciation : in-kon-so-la-bl'
Nature : adj.

Qui ne peut se consoler ; qu'on ne peut consoler.
On dit qu'on est inconsolable : On le dit ; mais il n'en est rien , LA FONT. , Fabl. II, 21
Puisque la mort du corps est si sensible qu'elle nous cause de tels mouvements, celle de l'âme nous en devrait bien causer de plus inconsolables , PASC. , dans COUSIN
J'emmène votre frère, et le dérobe à toute la honte de ses mauvais procédés ; vous jugez bien que ses maîtresses ne seront pas inconsolables , SÉV. , 18 mai 1671
Toute l'Égypte parut inconsolable de cette perte , FÉN. , Tél. II Par exagération. Être inconsolable, être très chagrin.
Si les femmes étaient telles naturellement qu'elles le deviennent par artifice, qu'elles perdissent en un moment toute la fraîcheur de leur teint, qu'elles eussent le visage aussi allumé et aussi plombé qu'elles se le font par le rouge et par la peinture dont elles se fardent, elles seraient inconsolables , LA BRUY. , III
Il se dit aussi des peines qu'on éprouve.
Tu prends pitié de mes larmes, tu lis avec intérêt dans un coeur percé de toutes parts, qui te déploie ses inconsolables afflictions , VOLT. , Amabed, 3e lett.
Lat. inconsolabilis, de in.... 1, et consolabilis, consolable.