HUPPE

Prononciation : hu-p'
Nature : s. f.

1Oiseau de la grosseur d'un merle, qui a une petite touffe de plumes sur la tête, upupa epops, Linné, ordre des passereaux.
Ce fut sur ce tombeau [de Térée] que la huppe parut pour la première fois ; on en conclut que Térée avait été changé en cet oiseau , CHATEAUB. , Itin. 1re part. Sale comme une huppe, très sale.
On a beaucoup répété que la huppe enduisait son nid des matières les plus infectes, de la fiente de loup, de renard, de cheval.... c'est de là sans doute qu'est venu le proverbe : sale comme une huppe ; mais ce proverbe induirait en erreur si l'on voulait en conclure que la huppe a le goût ou l'habitude de la malpropreté , BUFF. , Ois. t. XII, p. 131 et p. 133
2Touffe de plumes que certains oiseaux ont sur la tête.
Sa huppe [de l'oiseau-mouche huppé, ornismyia ornata, Lesson] est comme une émeraude du plus grand brillant ; c'est ce qui le distingue ; le reste de son plumage est assez obscur , BUFF. , Ois. t. XI, p. 30 Fig. Rabattre la huppe, mortifier.
Ce coup inopiné vous rabattra la huppe ; Franchement, vous pensiez que je fusse une dupe , TH. CORN. , Comtesse d'Orgueil, V, 7
3Terme de marine. Foyer de pourriture qui se trouve dans une pièce de bois. XIIIe s.
Hupe est uns oisiaus qui a sor son chief une creste , BRUN. LATINI , Trés. p. 216
XVe s.
Exemple en avons et figure D'un oisel de douce nature Qui hupe a nom en no langaige , E. DESCHAMPS , Poésies mss. f° 535
Berry, ube, dube ; provenç. upa ; port. poupa ; ital. upupa ; milanais, buba ; Romagne, poppa ; du lat. upupa, allié au grec.