HERMINE

Prononciation : èr-mi-n'
Nature : s. f.

1Un des noms vulgaires de la marte blanche (mammifères digitigrades), dont la peau fournit une belle fourrure.
La belette à queue noire s'appelle hermine et roselet, hermine lorsqu'elle est blanche, roselet lorsqu'elle est rousse ou jaunâtre , BUFF. , Quadrup. t. II, p. 265
Une hermine, un castor, un jeune sanglier, Cadets de leur famille et partant sans fortune, Dans l'espoir d'en acquérir une Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier , FLORIAN , Fabl. III, 13
2Fourrure faite avec de la peau d'hermine.
Nos magistrats ont bien connu ce mystère [pouvoir de l'imagination] : leurs robes rouges, leurs hermines dont ils s'emmaillotent en chats fourrés... , PASC. , Puiss. trompeuses, Imagin. 2, éd. FAUGÈRE
Endosser l'écarlate et se fourrer d'hermine , BOILEAU , Sat. VIII
Sans sortir de leurs lits plus doux que leurs hermines , BOILEAU , Lutr. I Fig. Une robe d'hermine, une innocence sans tache.
3Terme de blason. Une des deux fourrures, comme le vair est l'autre ; c'est un champ d'argent semé de petits triangles de sable. Les ducs de Bretagne portaient d'hermine. 4Nom vulgaire du cône capitaine, sorte de coquille, disent certains auteurs, tandis que d'autres ont un cône capitaine et un cône hermine, LEGOARANT. XIIIe s.
Cief a [elle a la tête] reond et blonde crine, Plus blanc le front que n'est hermine , Fl. et Bl. 2875
XVe s.
Draps fourrés d'ermine , FROISS. , I, I, 273
Luy et son destrier tout houssé de très fines armines , Jeh. de Saintré, ch. 50
XVIe s.
Aucune fois aux fosses devalloye Pour trouver là des gistes des fouines, Des herissons ou des blanches hermines , MAROT , I, 217
Provenç. ermini ; espagn. armiño ; ital. armellino, ermellino ; du latin armenius, arménien, parce que cette sorte de fourrure venait d'Arménie. On disait aussi ermin, adj. et subst. HERMINE. Ajoutez : 5Sorte de papillon, bombyx herminea, dit aussi queue fourchue.