HERBORISTE

Prononciation : èr-bo-ri-st'
Nature : s. m.

1Celui qui vend des herbes employées comme médicaments. Il est délivré à l'herboriste un certificat d'examen signé dans les écoles par trois examinateurs et dans les jurys par tous les membres.
Ceux qui exercent la profession d'herboriste-botaniste, lesquels sont de tous temps en possession de vendre des herbes ou plantes, seront soumis à la visite et inspection des gardes des apothicaires , Arrêté du Conseil d'État, 30 oct. 1767 Il se dit aussi au féminin. Une herboriste.
2Celui qui connaît les simples (peu usité en ce sens). On a dit pendant une bonne partie du XVIIe siècle arboriste :
Mais las ! étant pris à la piste, Il jure qu'il est arboriste, le Songe, stances écrites en 1616. Tu veux faire ici l'arboriste, Et ne fus jamais que boucher , LA FONT. , Fabl. V, 8 (dans toutes les éditions données par lui)
Vespasien Robin, arboriste du roi Louis XIII, planta en 1635 le premier acacia ou robinier introduit de l'Amérique septentrionale en France , Journ. des Débats, 1er mai 1858
XVIe s.
Medecin, arboriste, anatomiste , RONS. , 583
Voy. HERBORISER, la même confusion ayant eu lieu pour herboriste que pour herboriser.
On a dit herbeur : Soit que tu sois pasteur, Ou herbeur, entens-moi , RONS. , 538
On a dit aussi herbier : En lieu d'arboriser, visitoient les boutiques des drogueurs, herbiers et apothicaires , RABEL. , Garg. I, 24