HERBIER

Prononciation : èr-bié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des èr-bié-z en ordre
Nature : s. m.

1Lieu couvert d'herbes, sens qui ne se dit qu'au pluriel et en termes de pêche : bancs d'herbes qui se forment au milieu des eaux, et dans lesquels le poisson se réfugie. 2Terme rural. Lieu où l'on conserve l'herbe pour la nourriture des bestiaux. 3Dans le langage des botanistes, collection de plantes desséchées et mises entre des feuilles de papier.
Un herbier de trente gros volumes in-folio qu'il a laissés , MAIRAN , Élog. de Petit. Par extension. Conservé en herbier, conservé entre deux feuilles de papier.
La peau de l'oiseau [guêpier du Sénégal] desséchée et conservée en herbier , BUFF. , Ois. t. XII, p. 209
Herbier vivant, expression inexacte, par laquelle on désigne un échantillon de plantes conservées avec soin et dont on se sert pour démontrer certaines choses difficiles.
4Herbier artificiel, ou, simplement, herbier, collection de dessins qui représentent des plantes. Livre qui traite des plantes, qui en contient la description et la figure.
Nous eûmes des herbiers chinois, des géographies chinoises , CHATEAUBR. , Génie, IV, IV, 1
5Le premier ventricule des animaux ruminants, dit plus ordinairement panse. 6Terme de fauconnerie. Tuyau ou canal qui sert à la respiration chez le faucon. XIIe s.
Parmi le cors le fist l'espieu baignier ; Plaine sa lance l'abati en l'erbier [l'herbe] , Raoul de C. 107
XIIIe s.
Il sont tout descendu à terre sur l'erbier , Berte, XI
Wallon, yerbi ; du lat. herbarium, livre où les herbes sont notées et décrites, de herba, herbe. Herbier, dans l'ancien français, signifie lieu couvert d'herbe.