GUI

Prononciation : ghi
Nature : s. m.

Terme de botanique. Nom d'un genre de plantes de la famille des loranthacées, qui sont parasites et qui naissent sur les branches de différents arbres. Gui de chêne, ou, simplement, le gui, le gui blanc des botanistes, nom qui vient de ce que le fruit en est blanc. Avec les baies du gui blanc on fait une glu moins bonne que celle qui est obtenue de l'écorce du houx. Le gui était particulièrement vénéré des anciens Gaulois et de leurs prêtres les Druides.
Il s'adressa d'abord au Celte comme au plus furieux ; il lui dit qu'il avait raison et lui demanda du gui , VOLT. , Zadig, 12
La bienfaisante fée et la nymphe légère, Cueillant le gui divin ou la fleur bocagère, S'y montrèrent souvent [dans les sombres vallées] au sauvage Gaulois , MASSON , Helvét. v.
Un eubage vêtu de blanc monta sur le chêne, et coupa le gui avec la faucille d'or de la druidesse , CHATEAUBR. , Mart. IX
Au gui l'an neuf, espèce d'exclamation qui paraît s'être conservée en mémoire de la cérémonie où l'on distribuait le gui, chez les Gaulois.
Le grand sacrifice du gui de l'an neuf se faisait avec beaucoup de cérémonies près de Chartres, le sixième jour de la lune, qui était le commencement de l'année, suivant leur manière de compter par nuits , DUCLOS , Mém. Druid. Oeuv. t. I, p. 284, dans POUGENS
XIVe s.
Et leur donneras à mengier avenne en jarbe ou yerre [lierre] ou vist de pommier , Modus, f° LXXI
XVe s.
Unes patenostres de guix de chesne , Bibl. des ch. 6e série, t. I, p. 434
Norm. vi ; Berry, gué ; ital. visco, vischio ; du latin viscus. Terme de marine. Vergue, dite aussi bôme sur laquelle s'étend la ralingue de bordure de la brigantine. Gui se dit pour guide, en parlant de palans.