GRISER

Prononciation : gri-zé

1V. a. Terme didactique.. Donner une teinte grise.
Tous les tons [de couleur] compris dans le plan circulaire sont susceptibles de recevoir l'addition du noir, ce qui grise ou rabat la couleur , CHEVREUL , Comptes rendus de l'Acad. des sc. t. L, p. 884
2V. n. Devenir gris. Les bleus célestes et les autres bleus de nuances plus basses, ne feraient que griser et perdre l'éclat du bleu, Instr. gén. pour les teintures de laine, 18 mars 1671, art. 13. Gris. 1Faire boire quelqu'un jusqu'à le rendre demi-ivre.
Je veux griser un peu Mlle Cateau, pour savoir si elle a le vin tendre , COLLÉ , Part. de chasse de Henri IV, III, 10
2En parlant de liqueurs fortes, de la fumée de tabac, etc. Porter à la tête, étourdir. La fumée de tabac me grise. Fig. Ces belles promesses l'avaient grisé. 3Se griser, v. réfl. Devenir gris.
La table est mise, La chère exquise, Que l'on se grise ; Trinquons, mes amis ! , BÉRANG. , Cocagne Fig. S'exalter, devenir comme ivre. Il se grise de ses propres paroles.
Gris.