GRIFFER

Prononciation : gri-fé
Nature : v. a.

1Terme de fauconnerie. Prendre avec la griffe.
Sept couples d'éperviers parurent, lesquels donnaient la chasse à deux couples de vautours, les plumaient et griffaient en l'air , P. L. COUR. , Prospect. d'une trad. nouv. d'Hérod.
2Donner un coup de griffe. Le chat l'a griffé.
Je frissonne ; Ce lutin qui tantôt a pensé m'étouffer, N'a pas besoin de voir pour me venir griffer , HAUTEROCHE , Espr. foll. IV, 2
3Se griffer, v. réfl. Se donner l'un à l'autre des coups de griffe. Ces enfants se sont griffés. XIVe s.
Le quel bailli fu grifez au visage, si que sang en issi , DU CANGE , grifare.
XVIe s.
.... S'est elevé un lyon ravissant, Griffant, mordant à dextre et à senestre , J. MAROT , V, 63
La grand griffe Qui tout griffe A griffé le corps de Gryphe [célèbre imprimeur de Lyon] , LE P. MENESTRIER , Philosophie des images, t. II, p. 366, dans LACURNE.
Allem. greifen, saisir ; anc. haut-allem. grîfan ; gothique, greipan ; angl. to gripe ; sanscrit, grah, primitif grabh, saisir. Griffon, oiseau, a une autre origine. GRIFFER. Ajoutez : 4Terme de forestier. Faire, dans une coupe de bois, sur des baliveaux une marque ou rainure au moyen de la griffe.