GOBERGER (SE)

Prononciation : go-bèr-jé. Le g prend un e devant a et o : gobergeant, gobergeons
Nature : v. réfl.

1Prendre ses aises. Il se gobergeait dans un bon fauteuil. 2Se divertir.
Comment il se gobergera, Quand ensuite il égorgera Femme, mari, père, grand-père , SCARRON , Virg. II
Vous voyez, avec grande joie, Un nouveau Xanthus tous les jours, Et vous gobergez dans son cours , SCARRON , ib. III
3Se moquer.
Gobergeons-nous ensemble de ce cousin de meunier , DANCOURT , les Vacances, sc. 1
Quoi ! tu peux refuser l'offre d'une couronne ! - Guillot : C'est pour se goberger, morgué, qu'il me la donne , LE GRAND , Roi de Cocagne, III, 7
XVe s.
Le bon sergent en luy print affiance, Et luy livra sans nulle defiance Son ocqueton, son enseigne et sa verge, Sans qu'il cognust que Faifeu le gauberge , Faifeu, p. 52, dans LACURNE
On peut conjecturer que se goberger a été dit de la goberge qui sert dans plusieurs métiers à rendre le travail plus commode ou plus sûr ; de sorte que le sens primitif serait prendre ses aises.