giboulee

Prononciation : ji-bou-lée
Nature : s. f.

Espèce d'orage qui se réduit à des coups de vent passagers, avec de petites averses et de petites grêles, qui est bientôt suivi d'une éclaircie, et qui survient surtout au printemps. Les giboulées de mars. Par extension.
Des giboulées de neige volent dans les airs comme des plumes d'oiseaux , BERN. DE ST-PIERRE , Harm. liv. II, Hommes et enfants.
Fig.
Les petites véroles, les rougeoles et les éruptions cutanées sont les giboulées de son printemps , BERN. DE ST-PIERRE , ib. VI, Scènes des enfants.
Populairement. Volée de coups. Il a reçu, il recevra une giboulée.
Berry, gibe, gible. Giboulée paraît fait de gibe et un suffixe oulée ; or il y a dans l'ancien français gibe, qui signifie charge ; dans cette explication, la giboulée serait une charge de mauvais temps. Au XIVe siècle on disait triboulée : Triboulée de mars, GEFFROY DE PARIS, dans Hist. litt. de la Fr. t. XXIV, p. 221. Au XVIe siècle on trouve guebelette : En mon voyage nous n'avons pas seulement veu la neige, mais nous en avons esté couverts trois heures d'aussi espaisse qu'elle est en France en janvier ; et descendans à la vallée, ce n'a été que pluye ; ces messieurs qui ne voient que la guebelette.... Hist. des amours d'Henri IV, p. 114, dans LACURNE.