GAGNE-DENIER

Prononciation : ga-gne-de-nié ; l'r ne se lie jamais
Nature : s. m.

1Anciennement. Nom d'une sorte de profession qui consistait à faire des commissions pour le service d'autrui à un prix qui, lorsqu'il était question d'affaires pécuniaires, était ordinairement d'un denier par livre. Terme d'ancienne administration. Employé subalterne qui avait la charge de mesurer et de tasser le bois dans les membrures en présence des jurés. Et que nous leur défendons et aux déchargeurs, forts, gagne-deniers et autres de les décharger [les marchandises], Bail Rouvelin, 25 septembre 1663. 2Aujourd'hui, nom de ceux qui gagnent leur vie par un travail corporel, sans savoir un métier en particulier. Au plur. Des gagne-deniers. D'après Laveaux, il faudrait écrire des gagne-denier ; cela est vrai, si l'on considère, au pluriel ainsi qu'au singulier, denier comme un nom collectif ; mais on peut, si l'on veut, y attacher l'idée de pluralité. XVIe s.
Il est de present paoure gaigne denier à Lyon , RAB. , Garg. I, 49
Gagner, et denier. GAGNE-DENIER. 1Terme d'ancienne administration. Ajoutez :
Il est défendu à tous gagne-deniers de se mêler de procurer des voitures au public sans en être requis , Arrêt du parlement, 17 juill. 1787