GABARE

Prononciation : ga-ba-r'
Nature : s. f.

1Embarcation à voiles et à rames qui sert à charger et à décharger les bâtiments, etc.
Défenses aux maîtres et patrons de gabares ou bateaux lesteurs, de travailler au lestage ou délestage d'aucun vaisseau pendant la nuit , Ordonn. août 1681 Vaisseau pour transporter le sel. Sorte de bâtiment de pêcheur.
2Dans la marine de guerre, bâtiment de charge et de transport. 3Gros bateau qui navigue sur les rivières. 4Terme de pêche. Filet, sorte de grande seine. XIVe s.
Mises et depenses pour assembler plusieurs nefs, gabarres et autres choses necessaires aus pons et passages sur la riviere de Garonne , DU CANGE , gabbarus.
XVIe s.
À combles barques et pleines gabarres luy feurent en barbe gens armez , JEAN D'AUTON , Ann. de Louis XII, p. 26, dans LACURNE
Il se met dans la gabarre seul avec une charrette et nuit ou dix hommes qui passoient [la Loire] , D'AUB. , Hist. II, 451
Espagn. gabarra ; ital. gabara ; bas-latin, gabbarus ; bas-bret. kôbar ou gôbar. Origine inconnue. Scheler le croit de même famille que le latin gabata, jatte. GABARE. Ajoutez : 5Nom, dans les Côtes-du-Nord, d'une grande barre de bois avec laquelle on serre le pressoir du cidre.