FRESQUE

Prononciation : frè-sk'
Nature : s. f.

1Terme de peinture.
Manière de peindre qui consiste à enduire la muraille de mortier et à peindre sur cette surface encore fraîche avec des couleurs à l'eau, qui ne restent pas à la surface, mais qui pénètrent dans la muraille même ; de là l'expression de la peinture à frais, ou, comme l'écrivait Félibien à la fin du XVIIe siècle, à fraisque, fondant ensemble les expressions italienne et française , DE LABORDE , Émaux, p. 508, Peindre à fresque
Avant qu'on eût trouvé le secret de peindre en huile, tous les peintres ne travaillaient qu'à fresque et à détrempe , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. XI, 1re part. p. 140, dans POUGENS
On voyait dans Augsbourg de belles maisons dont les murs étaient ornés de peintures à fresque, à la manière vénitienne , VOLT. , Moeurs, 118
2Peinture à fresque. Les fresques de Michel-Ange. Les fresques de Raphaël au Vatican. XVIe s.
À Badouyn, paintre, pour avoir vacqué tant à la façon des patrons des tapisseries, que à la façon et painture d'un tableau à frais, en façon de tapisserie, contre la muraille , DE LABORDE , Émaux, p. 508
Ital. al fresco, au frais (voy. FRAIS 1), genre de peinture que les Italiens renouvelèrent des anciens. FRESQUE. Ajoutez :
Mais la fresque est pressante, et veut sans complaisance Qu'un peintre s'accommode à son impatience, La traite à sa manière, et, d'un travail soudain, Saisisse le moment qu'elle donne à sa main ; La sévère rigueur de ce moment qui passe Aux erreurs d'un pinceau ne fait aucune grâce ; Avec elle il n'est point de retour à tenter ; Et tout, au premier coup, se doit exécuter , MOLIÈRE , le Val-de-Grâce