FRATRICIDE

Prononciation : fra-tri-si-d'
Nature : s. m.

Celui qui tue son frère ou sa soeur.
Et cesse d'aspirer au nom de fratricide , CORN. , Hor. II, 5
La puissance impériale ne put délivrer un empereur fratricide d'une fin tragique , LEMAÎTRE , Plaidoyer 28
[Rome] fondée et bâtie par un fratricide et formée par l'assemblage de femmes enlevées par force à leurs parents , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. VIII, p. 43, dans POUGENS
D'après Chifflet, Gramm. p. 31, fratricide est un mot barbare ; et il faut employer parricide qui se dit aussi bien de celui qui tue son frère, sa soeur, que de celui qui tue son père, sa mère. L'opinion de Vaugelas est la même : " Ceux qui disent fratricide parlent mal, et composent un mot qui n'est pas français, Rem. t. II, p. 513, dans POUGENS. " Malgré ces arrêts, fratricide a heureusement persisté. Lat. fratricida, de frater, frère, et caedere, tuer. Crime que commet celui qui tue son frère ou sa soeur.
Pierre Calas, accusé d'un fratricide, et qui en serait indubitablement coupable si son père l'eût été, demeure auprès de mes terres , VOLT. , Lett. Thiroux de Crosne, 30 janv. 1763
XIIe s.
De ce est que Kayn chaït en fratrecide à faire ; quar, quand il vit son sacrefice estre despitiet [méprisé], si enfremit encontre celui cui sacrefice Deus recieut , Job, p. 517
Lat. fratricidium, fratricide (voy. FRATRICIDE 1).