FRASQUE

Prononciation : fra-sk'
Nature : s. f.

Terme familier. Acte extravagant fait avec quelque éclat ou scandale.
Malheureux que je suis d'avoir dessous ce masque Été, sans y penser, te faire cette frasque , MOL. , l'Ét. III, 12
La frasque ridicule qu'il [le cardinal de Bouillon] avait faite sur cette terre du Dauphiné et d'Auvergne, avait mortifié sa vanité , SAINT-SIMON , 45, 16
Plusieurs frasques qu'il [le grand prieur] avait hasardées sur la faveur de sa naissance reçurent enfin le coup de caveçon [de n'être pas employé dans l'armée d'Italie] , SAINT-SIMON , 504, 107
On se pardonne, lui dirent-ils, ces petites frasques entre parents, sans quoi il faudrait passer sa vie dans d'éternelles querelles , VOLT. , Princesse Babyl. 10
Alcibiade faisait couper la queue à son chien, pour empêcher les Athéniens de remarquer certaine frasque dont on commençait à parler , VOLT. , Lett. d'Argental, 3 oct. 1764
XVIe s.
S'il y a abus de ce costé là, les ministres de justice font des frasques nompareilles.... , FROUMENTEAU , Finances, 3e livre, p. 67
Ceux qui le vouloient excuser de quoy il avoit faict ceste frasque à ses compagnons.... , BRANT. , Launoy.
Ital. frasca, branche, feuillage, et au pluriel balivernes. L'origine de ce mot italien emprunté dans le XVIe siècle est ignorée. On disait aussi frasquerie, de l'italien frascheria.