FRAISER

Prononciation : frè-zé
Nature : v. a.

1Plisser en forme de fraise. Fraiser des manchettes. Fraiser du papier. 2Terme de fortification. Garnir un bastion d'une fraise. Fraiser un chemin couvert. Autrefois fraiser un bataillon, c'était le border de piquiers pour le mettre à couvert de la cavalerie. XVe s.
Une gorge blanche et frazée , COQUILLART , p. 27, dans LACURNE
Franc, frais, frasé comme un oignon , COQUILLART , p. 105
Rebondis comme belles miches, Et frayzés comme beaulx ognons , VILLON , Baillevent et Malepaie.
XVIe s.
Il se peigne, se fraise, se mire, et s'agence le plus soigneusement qu'amour lui pouvoit enseigner , YVER , p. 557
Quand un qui ne sait rien que fraiser sa chemise Dira que tu n'es pas digne que l'on te lise , YVER , p. 653
Fraise 4. Le provençal frezar, freizar, et l'italien fregiare diffèrent du français en ce que l'un a l'a et les autres l'e. Fraiser la pâte, la pétrir avec les poings de droite à gauche ; contre-fraiser, c'est la pétrir en sens opposé. On trouve aussi fraser. XIVe s.
Puisier les feves dans le pot et les escorcher et fraser en leur chaleur , Ménagier, II, 5
Lat. fresus, part. passif de frendere, briser. Percer du métal ou du bois, à l'aide de l'instrument appelé fraise. Évaser en cône renversé l'orifice d'un trou dans lequel une vis doit être insérée. Fraise 2.