FOURNITURE

Prononciation : four-ni-tu-r'
Nature : s. f.

1Provision fournie ou à fournir. Ce marchand fait les fournitures de telle maison.
Il parvint à avoir la fourniture des sels du Valais, qui lui valait vingt mille livres de rente , J. J. ROUSS. , Conf. V Action d'approvisionner. Avenant que par guerre il y eût empêchement en mer à la voiture des sels pour la fourniture des greniers de la ferme, Bail Boutet, Lett. pat. du 27 juin 1680. Fig.
Rien n'est parti [partagé] si bien.... Que le sens, car chacun en a sa fourniture , RÉGNIER , Sat. IX
2Terme de commerce. Ce qu'on donne, ce qu'on livre. Une grosse fourniture d'argent. Ce sens a vieilli. 3Ce que fournissent certains ouvriers, les tailleurs, les tapissiers, en employant l'étoffe, la matière principale. Le tapissier a pris tant pour façon et fournitures. 4Fines herbes pour assaisonnement. Il n'y a pas assez de fourniture dans cette salade. 5Terme d'organiste. Jeu composé de plusieurs rangs de tuyaux qui servent à remplir et à donner du volume au son. 6Terme d'administration militaire. Literies militaires. 7Terme de gantier. Morceau de peau pour faire les pouces, les fourchettes et les coins des gants. XIIIe s.
Failli vous onques fornesture, Ne besoignable vesteüre ? , DU CANGE , bisonium.
XVe s.
Ne restoit plus de son emprise que la fourniture des armes à pié [le combat à pié] , O. DE LA MARCHE , Mém. liv. VI, p. 194. dans LACURNE
Fournir, probablement par l'ancien participe fournit, et la finale ure.