FLORE

Prononciation : flo-r'
Nature : s. f.

1Terme de la religion des anciens Latins. La déesse des fleurs.
Dans les champs que l'hiver désole, Flore vient rétablir sa cour , J. B. ROUSS. , Cantate, Circe.
Tu n'es faite que pour la vie ; Et t'entretenir des tombeaux, Ce serait déployer sur la naissante aurore Du soir d'un jour obscur les nuages épais, Et donner à la jeune Flore Une couronne de cyprès , GRESSET , à sa soeur.
Flore même en naissant le reçut [Linné] dans ses bras ; Flore sourit d'espoir à sa première aurore ; Non point cette éternelle et ridicule Flore Qui pour les vieux amours compose des bouquets, Mais celle qui du monde enseigne les secrets , DELILLE , Trois règnes, VI
2Terme de botanique. Livre contenant la description des plantes qui croissent naturellement dans un pays. La Flore Française. La Flore des environs de Paris. Par extension, l'ensemble des plantes d'un pays. La faune et la flore de l'Australie sont très riches. On ne met pas alors de capitale. 3Calendrier de Flore, liste des floraisons successives des divers végétaux sous un certain climat. Horloge de Flore, liste de plantes qui s'ouvrent à telle et telle heure de la journée. 4Planète télescopique découverte en 1847. Lat. Flora, déesse des fleurs. Terme de marine. Donner le flore à un vaisseau, l'enduire de suif. Usité dans cette locution : indigo flore, sorte d'indigo.