fier-a-bras

Prononciation : fiè-ra-brâ ; l's se lie : un fiè-rabra-z extravagant
Nature : s. m.

Terme familier. Faux brave, fanfaron, rodomont.
Pour noble on l'est d'abord qu'on fait le fier-à-bras , TH. CORN. , D. César d'Avalos, I, 1
Dès que le fier-à-bras vit que don Antoine quittait son poste au lieu de songer à le conserver, il s'en saisit brusquement , LESAGE , Guzm. d'Alfar. VI, 1 Au plur. Des fier-à-bras.
Scarron écrit au pluriel fiers-à-bras : Contre ces maudits fiers-à-bras, Gigant. III. Orthographe qu'on ne peut condamner, l'étymologie étant indécise. XIIIe s.
....Fierabras, C'est anemis [le démon] qui maint mal brace , DU CANGE , ferrebrachia.
XIVe s.
Trop sunt ambeduï soi tenant bras et bras ; Plus fort ne fu, de voir [de vrai], de ces deux fierabras , Girart de Ross. v. 4649
Nom d'un géant qui combattit contre Olivier. L'étymologie est controversée. Du Cange, au mot ferrebrachia, y voit brachia ferrea, des bras de fer, suivant en cela Guill. d'Apulée qui explique le surnom de Guillaume frère de Robert Guiscard par ferrea dictus habere brachia, et retrouvant brachii ferrei comme surnom de Guillaume IV, comte de Poitiers. Au contraire les éditeurs du poëme de Fierabras y voient fera brachia, des bras vaillants, citant une traduction latine du moyen âge qui porte fera-brachia, et les formes fierebrache de Ph. Mouskes et fierbras du XVIe siècle. Dans ces deux cas, le premier a de fierabras est difficile à expliquer.