FERMOIR

Prononciation : fèr-moir
Nature : s. m.

1Petite attache ou agrafe qui sert à tenir fermé un livre, un portefeuille, etc.
Un vieil infortiat.... Où pendait à trois clous un reste de fermoir , BOILEAU , Lutr. v.
Je vous supplie d'avoir la bonté de faire relier un de vos livres pour la messe avec des fermoirs d'or tout unis , MAINTENON , Lett. à l'abbé Gobelin, 25 mai 1675
Il s'est dit plus particulièrement des agrafes qui fermaient les livres manuscrits, le parchemin exigeant une pression assez forte entre les ais de bois de la reliure , DE LABORDE , Émaux, p. 314
2Fermeture de métal des sacs de femme, bourses, etc. 3Ciseau de charpentier, pour faire des entailles et des mortaises. Fermoir nez rond, ciseau que le menuisier introduit dans les angles rentrants. Instrument de bourrelier pour tracer les raies pointées sur les bandes de cuir. Ciseau de fer, à manche de bois capable de supporter les coups du maillet dont se sert le sculpteur pour ébaucher. XIIIe s.
Quiconques veut estre fremaillers de laton à Paris, c'est à savoir feisieres de aniaus, de fremaus et de fermoirs à livres, estre le puet, pour qu'il sache le faire , Liv. des mét. 95
XVIe s.
Il inventa les fermoirs de la museliere que l'on attache à l'entour de la bouche , AMYOT , Com. refréner la colère, 12
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