FARFADET

Prononciation : far-fa-dè ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : les far-fadè-z et
Nature : s. m.

1Esprit follet, lutin.
Ulysse voit, à l'entrée des enfers, des farfadets, des ombres qui viennent lécher du sang et boire du lait dans une fosse , VOLT. , Dial. 29
Comme je n'ai jamais vu de génies, de démons, de péris, de farfadets, soit bienfaisants, soit malfaisants, je n'en puis parler en connaissance de cause, et je m'en rapporte aux gens qui en ont vu , VOLT. , Dict. phil. Génie.
2Fig. et familièrement. Homme vif en ses mouvements, frivole en ses goûts et en ses discours. C'est un farfadet, un véritable farfadet. XVIe s.
Petits demons et farfadets qui ont la charge de faire sentinelle au ciel , Printemps d'Yver, f° 63, dans LACURNE
Avec la faveur de son petit esprit farfadet ou astarot , BRANT. , Cap. fr. t. III, p. 383, dans LACURNE, au mot favorisat.
Origine inconnue. Ménage le tire du bas-latin fadus, sorte de démon ; mais d'où viendrait la syllabe far ? Il y a dans l'italien farfalla, papillon, homme volage ; pays de Come, farfátola, homme volage. Il serait possible que farfadet eût des analogies avec ces mots.