FAILLE

Prononciation : fâ-Il' ; ll mouillées
Nature : s. f.

Terme de géologie. Rupture, solution de continuité d'une couche, d'une stratification ; solution remplie de matériaux étrangers, avec ou sans fente.
La dépression des Aiguilles Marbrées et du chenal de la Mer de Glace n'est qu'une sorte de grande faille interposée au milieu du mont Blanc et dépendante d'un système de ruptures , FOURNET , Acad. des sc. Comptes rendus, t. LV, p. 861
Les plis et les replis les plus tortueux [des cours d'eaux des montagnes] se succèdent parfois avec brusquerie, et il n'est guère possible de les expliquer uniquement par les failles dont l'intervention aurait facilité ces sortes de tracés , FOURNET , ib. t. LII, p. 1117 Particulièrement, faille ou fausse faille, solution de continuité dans une couche de houille ou filon, solution qui est remplie par une substance sans valeur.
La faille est l'endroit où la roche faut, manque, c'est donc le même que l'ancien français faille qui signifiait manque, défaut et dont le radical est le même que celui de faillir (voy. ce mot) ; sans faille est une locution très commune dans nos vieux textes. Ce mot est pris dans la bouche des mineurs au sens particulier, du reste naturel, de manque ; et il n'est pas besoin de recourir à l'allemand Fall, chute, qui n'aurait donné ni un nom féminin, ni des ll mouillées. Étoffe de soie noire à gros grains, fabriquée en Flandre. Vêtement de tête des bourgeoises flamandes. Flamand, falie.