FAIBLIR

Prononciation : fè-blir
Nature : v. n.

1Perdre de sa force, de son courage, de sa persévérance. Il sentit son courage faiblir. Il a faibli dans cette circonstance. Perdre de son mérite dans les arts ou dans les lettres. Personne ne goûtait mieux que Mme de Sévigné tout ce qu'il y avait d'excellent dans la Fontaine ; cependant elle sentait fort bien quand il faiblissait, Mém. de Trév. 1726, dans DESFONTAINES. Il se dit aussi des ouvrages mêmes.
Ces fautes trop souvent répétées sont cause que cette pièce, admirablement commencée, faiblit de scène en scène et ne peut plus être représentée , VOLT. , Comm. sur Corn. Rem. Othon.
2En parlant des choses, devenir faible. Ce vin faiblit. Le vent faiblit. La poutre faiblit dans le milieu. Terme de boulanger. La pâte faiblit, elle ne soutient pas la forme qu'on lui a donnée en la mettant en pains. Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Faiblir, qui n'est pas dans Richelet, n'est dans le dictionnaire de l'Académie, qu'à partir de l'édition de 1740. Faible, et la terminaison ir ; génev. faibler. L'ancien français, qui n'avait pas faiblir, avait febloier.