F

Prononciation : èf, ou, suivant la manière moderne d'épeler, fe
Nature : s. f. quand on prononce cette lettre èf : une petite f ; et s. m. quand on la prononce fe : un f maj

1La sixième lettre de l'alphabet et la quatrième consonne.
Depuis dix ans dessus l'F [du dictionnaire de l'Académie] on travaille ; Et le destin m'aurait fort obligé, S'il m'avait dit, tu vivras jusqu'au G. , BOISROBERT , Épigr. VI, dans RICHELET Il jurait par f et par b, se dit quand on veut faire entendre qu'il s'agit de jurements très grossiers que la décence ne permet pas de répéter.
Les b, les f voltigeaient sur son bec ; Les jeunes soeurs crurent qu'il parlait grec , GRESSET , Vert-Vert, IV
C'est un grand if (c'est-à-dire un grand j. f.), expression très injurieuse fondée sur ce que la qualification j. f. avant l'invention du j, et en supprimant les points, faisait précisément le mot if.
2Terme de musique. F ou F-ut-fa, indique le ton de fa. F écrit au-dessus ou au-dessous d'une note signifie forte. FF signifie fortissimo. 3F indique une monnaie frappée à Angers. XIIIe s.
F nous rendi joie au monde ; Par quoi nous fuissiemes [serions] tuit monde [purs], Se nostre creance fust ferme, Qui chascun jour devient enferme, Senefiance de l'ABC , JUBINAL , t. II, p. 277
F des Latins ; F, digamma des Grecs.