EXPECTATIVE

Prononciation : èk-spè-kta-ti-v'
Nature : s. f.

1Attente fondée sur des promesses ou des probabilités. Être dans l'expectative. Une agréable expectative. Ces jouissants, dans certains cas, pourraient éprouver une diminution sur leurs rentes actuelles, qui tournerait au profit des expectants qui, n'ayant rien fourni, ignorent quelquefois jusqu'à l'existence de cette expectative, Décret du 23 floréal an II, Rapport de CAMBON, p. 99. Donnant aux simples expectatives une valeur disponible, ib. p. 100. Avoir l'expectative d'un emploi, d'un succession, y avoir de justes prétentions, pour le temps où l'on pourra les faire valoir. On dit quelquefois : une triste expectative. Ironiquement. La belle expectative ! En expectative, en espérance. 2Espèce de droit de survivance qu'on donne en certains pays. Le roi d'Espagne lui donna l'expectative de la première commanderie vacante.
Plusieurs étrangers trouvaient ces expectatives de successions si avantageuses à l'Espagne qu'ils croyaient à un manége caché , SAINT-SIMON , 490, 121
3Lettre ou bref du pape qui donnait à celui à qui on l'adressait, l'assurance qu'il serait pourvu d'un certain bénéfice, lors de la vacance. Les expectatives sont abolies. 4Terme de théologie. Acte de Sorbonne qui se soutenait par un écolier de théologie pour s'exercer avant la vespérie des licenciés, et en attendant qu'arrivassent les docteurs qui devaient argumenter à la vespérie. Expectatif. EXPECTATIVE. Ajoutez : - HIST. XVIe s.
Les François.... ne cuidans point combatre pour ce jour pour l'expectative de venir à l'obeissance [que les Flamands viendraient à l'obéissance]... , PARADIN , Chron. de Savoye, p. 224