ENCOURIR (S')

Prononciation : an-kou-rir
Nature : v. réfl.

qui n'est plus usité, mais qui l'a été durant tout le XVIIe siècle. Se mettre à courir.
Afin de la trouver, il s'encourt au trépas , RÉGNIER , Plainte.
Et dans la galerie, encor que tu lui parles, Il te laisse au roi Jean et s'encourt au roi Charles , RÉGNIER , Sat. x.
Il s'encourt tout transporté frapper à la porte de la chambre , SCARRON , Roman com. I, 6
Ce discours fut à peine proféré, Que l'écoutant s'encourt et tout outré.... , LA FONT. , les Aveux indiscrets. On écrit aussi s'en courir, en trois mots (voy. COURIR).
XIIIe s.
Par là, soit esté, soit ivers, S'encorent dui flueves [fleuves] divers , la Rose, 8004
XVIe s.
Brutus s'encourut incontinent sur la place, criant que son compagnon estoit traistre , AMYOT , Public. 4
Berry, s'encourir, se mettre à courir ; de courir, non avec en, représentant le latin in, mais avec en, représentant inde, de là (voy. EN 2).