ENCLITIQUE

Prononciation : an-kli-ti-k'
Nature : s. f.

Terme de grammaire grecque. Mot qui, perdant son accent, se lie au mot précédent et en fait, pour la prononciation, réellement partie.
En latin que est enclitique dans hominumque deumque ; et en français ce est enclitique dans : Est-ce Dieu, sont-ce les hommes Dont les oeuvres vont éclater ? , RAC. , Esth. II, 9 Adj. Les mots, les particules enclitiques.
1. Enclitique est du féminin, on sous-entend le mot particule ; mais, en sous-entendant mot, on l'a fait du masculin, comme M. Egger qui, dans l'exemple cité à ENCLINOMÉNE, a dit que tout enclitique est un enclinomène, et non toute. 2. En français nous entendons souvent par enclitique non-seulement les véritables enclitiques, mais tous les enclinomènes, c'est-à-dire même ceux qu'on a nommés proclitiques, parce qu'ils perdent leur accent en s'appuyant sur le mot qui les suit. Ainsi Burnouf, dans sa Grammaire grecque, § 405, donne comme des proclitiques les mots écrits en italique dans ce vers de Racine : Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon coeur. Nous disons plus volontiers que ce sont des enclitiques, sans faire la distinction si le mot qui perd l'accent est avant ou après. Terme grec provenant d'un verbe se traduisant par : incliner et venant lui-même de en et de baisser (voy. CLINIQUE et INCLINER).