EMPRISE

Prononciation : an-pri-z'
Nature : s. f.

Ancien terme militaire. Entreprise chevaleresque. L'emprise à l'écu pendant, exercice de l'ancienne chevalerie, qui gardait des pas ou passages sur les ponts et grands chemins, là où les chevaliers pendaient leurs écus et se tenaient prêts à jouter contre tous ceux de pareille qualité qui viendraient toucher ces écus du bout de leur lance. On nommait aussi emprises d'armes les jeux militaires des chevaliers. XIIIe s.
Ceste emprise fu atirée [arrangée] à passer le jour de quaresme prenant , JOINV. , 224
XVe s.
Afin que honorables emprises et nobles aventures soient notablement registrées , FROISS. , Prol.
XVIe s.
Hardis feront des emprises si belles, Que le vieil temps n'en sera le vainqueur , RONS. , 684
Empris, participe d'emprendre, usité au lieu d'entreprendre ; de en 1, et prendre ; provenç. empreza ; espagn. empresa ; ital. impresa. Emprise avait le même sens qu'aujourd'hui entreprise. 2. EMPRISE (an-pri-z'), s. f. Terme de construction. Action de prendre une portion de terrain pour l'approprier à un objet quelconque.
Aucun projet de vue nécessitant une emprise quelconque sur l'hôtel de l'ambassade russe n'a jamais été adopté par l'administration municipale de Paris , Monit. univ. 6 juin 1868, p. 782, 2e col.
Largeur d'emprise ou partie de terrain enlevée par le projet [du percement de l'avenue de l'Opéra, à Paris] , Revue géographique, 30 oct. 1876, p. 218
Lorsque l'exproprié requiert l'expropriation totale d'un bâtiment atteint en partie par l'expropriation, il y a nécessité d'offrir une indemnité afférente à l'emprise de tout le bâtiment, et faute de cette offre la décision est nulle , Gaz. des Trib. 27 août 1873, p. 821, 1re col.
En 1, et prise.