EMBERLUCOQUER (S')

Prononciation : an-bèr-lu-ko-ké
Nature : v. réfl.

Terme familier. S'entêter d'une idée, s'attacher aveuglément à une opinion. Hauteroche a dit embrelicoquer :
À quoi bon s'aller embrelicoquer l'esprit de ces bâtards de noms ? , HAUTEROCHE , Crispin médecin, III, 2
Une autre variante de ce mot est emberloquer : Elle regardait avec ébahissement ce nigaud, dont elle regrettait de s'être emberloquée , CHATEAUB. , dans le Dict. de POITEVIN
XVIe s.
N'emburelucocquez jamais vos esperitz de ces vaines pensées , RAB. , t. I, p. 35, dans LACURNE
Origine inconnue, à moins qu'on n'y voie un mot de fantaisie, fait sur le thème embrouiller, ou, si l'on veut, en, et berlue ou berlu (hurluberlu), et coquer, représentant coque, capuchon : s'encapuchonner de berlue, voir des choses qui ne sont pas. EMBERLUCOQUER. - REM. Ajoutez : 2. Enfin une troisième variante de ce mot est emberlicoquer.
Son discours emberlicoqua beaucoup de gens , JOSEPH DE MAISTRE , dans STE-BEUVE, Portraits littéraires, t. II, Joseph de Maistre
3. Le passage de Chateaubriand cité dans la Rem. et emprunté au Dictionnaire de Poitevin se trouve dans les Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. I, Berlin, Potsdam, Frédéric.