ELME (SAINT-)

Prononciation : sin-tèl-m'

Feu Saint-Elme, météore qui apparaît à la pointe des mâts sous forme d'aigrettes lumineuses, ou qui voltige à la surface des flots. Le feu Saint-Elme était appelé par les anciens Castor et Pollux. On croit que le feu Saint-Elme est dû à l'électricité. XVIe s.
Ils ne doivent avoir pour fanal et saint elme que la verité seule tesmoignée par des autheurs qui couchoient par escrit, en leur langue, ce qu'ils avoient veu de leurs yeulx et non pas ouy dire , FAV. , Théâtre d'hon. Disc. à la suite de l'Ép. déd. p. 2, dans LACURNE.
Le P. Fournier (hydrographie, liv.XV, 1643) écrit feu saint-telme (dans JAL) ; mais c'est certainement une fausse orthographe. On connaît le nom du château Saint-Elme à Naples ; or, dans les textes latins, le château Saint-Elme est le château Saint-Erasme. Saint Erasme, évêque et martyr, est mort sous Dioclétien en 303, et a été transféré à Gaëte en 842.
Saint Erasme est appelé par corruption saint Ermo ou saint Elmo, et il est communément invoqué dans les tempêtes par ceux qui naviguent sur la Méditerranée, Vies des saints, au 2 juin , BUTLER , traduit par GODESCARD, éd. de Lille, 1834, t. VIII, p. 63 Le feu Saint-Elme est le feu de saint Érasme, protecteur des marins.