ELLIPSE

Prononciation : èl-li-ps'
Nature : s. f.

1Terme de grammaire. Figure par laquelle on retranche quelque mot dans une phrase. Dans ce vers de Racine, Andr. IV, 5 : Je t'aimais inconstant ; qu'eussé-je fait fidèle ? l'ellipse est : si tu avais été fidèle. C'était quelquefois pour les Grecs une espèce de syncope par laquelle on retranchait une voyelle dans un mot sans détruire la syllabe, comme serait glore pour gloire. Terme de musique. Suppression d'un accord que réclame l'harmonie régulière. 2Terme de géométrie. Courbe résultant de la section d'un cône droit par un plan oblique à l'axe ; c'est un cercle allongé. Le centre, les deux foyers, les axes d'une ellipse. Ellipse excentrique, celle dont le grand axe est beaucoup plus grand que le petit ; ellipse presque circulaire, celle dont les deux axes se rapprochent de l'égalité. L'orbite de la terre est une ellipse presque circulaire dont le soleil occupe un foyer. Les comètes décrivent des ellipses très allongées. ELLIPSE, OVALE. L'ellipse est une courbe parfaitement symétrique. L'ovale, qui présente la forme d'un oeuf, a un côté plus large que le côté opposé. Le terme grec, qui, signifiant manque, s'applique à l'ellipse grammaticale, puisque quelque chose est supprimé, et à l'ellipse géométrique, parce qu'il lui manque quelque chose pour être un cercle parfait :en grec, il vient du verbe laisser, manquer.