DIMINUTION

Prononciation : di-mi-nu-sion ; en vers, de cinq syllabes
Nature : s. f.

1Action de devenir moindre, de rendre moindre. La diminution de l'eau dans les puits. Il y a une grande diminution dans sa fortune. Diminution des prix. Diminution de la fièvre.
L'homme du meilleur esprit est inégal ; il souffre des accroissements et des diminutions , LA BRUY. , XI
Ma tête est plus pesante [par le vin] ; mes idées ne sont plus si nettes ; je n'ai jamais éprouvé cette diminution de moi-même dans mon pays , VOLT. , Dial. 8 Absolument. Diminution de prix. Demander, obtenir une diminution.
2Terme d'architecture. Le rétrécissement d'une colonne, depuis son tiers jusqu'au haut du fût. 3Terme de grammaire. Figure par laquelle on retranche quelque lettre dans un mot, comme quand on écrit apercevoir au lieu d'appercevoir qu'on écrivait autrefois. On dit aussi soustraction. Figure de pensée plus souvent appelée atténuation, litote. 4Terme de musique. Division d'une note longue en plusieurs notes de moindre valeur. Après avoir varié en croches un air écrit en blanches et en noires, on fait une nouvelle diminution en donnant une variation en doubles croches. 5Se dit, au crochet, d'une ou plusieurs mailles du tour précédent passées sans y faire de mailles ; au tricot, de deux mailles tricotées ensemble ou d'une maille prise sur l'aiguille sans être tricotée et rejetée sur la maille suivante une fois que cette dernière est tricotée elle-même. 6Diminution d'espèces, retranchement sur la valeur légale des espèces monnayées. XVIe s.
Il faut travailler à la diminution de cette ample domination de la maison d'Autriche , SULLY , dans le Dict. de DOCHEZ.
Provenç. diminutio ; espagn. diminucion ; ital. diminuzione ; du latin diminutionem, de diminuere, diminuer.