DADA

Prononciation : da-da
Nature : s. m.

1Cheval, dans le langage des entants. Aller à dada.
Le délivreur d'Andromeda Monté sur un ailé dada , VOITURE , dans RICHELET
Oh ! si vous faites la rétive, Je vous mets à dada, vous, maman Valentin , DANCOURT , le Curieux, 22 Son dada demeura court à Lérida, fragment d'une chanson satirique, faite contre le prince de Condé qui avait échoué au siége de Lérida ; on l'employa au XVIIe siècle pour signifier, d'une façon voilée mais libre, une déconvenue dans le combat amoureux, des aiguillettes nouées.
J'admire dedans votre lettre Celui qui dit que son dada Demeura court à Lérida , VOIT. , Réponse pour Mme de Montausier
Il avait trouvé une occasion favorable [auprès de la Champmeslé], et cependant oserais-je le dire ? Son dada demeura court à Lérida , SÉV. , Lett. 8 avril 1671, éd. 1861, t. II, p. 149
2Bâton sur lequel un enfant se met à cheval. 3Fig. et familièrement. C'est son dada, c'est son idée favorite, le désir auquel il revient sans cesse. Le voilà qui enfourche son dada. Mot enfantin.