deteindre

Prononciation : dè-tin-dr'
Nature : v. a.

1Faire perdre la couleur, la teinture. Le vinaigre déteint les étoffes. 2V. n. Cette étoffe déteint beaucoup. Fig. Son caractère avait déteint sur ceux qui vivaient avec lui, c'est-à-dire ils avaient pris quelque chose de son caractère. 3Se déteindre, v. réfl. Perdre sa couleur. Ces draps-là ne se déteignent point. XIIIe s.
Amour d'homme envers fame n'est mie tainte en graine ; Por trop pou se destaint, por trop pou se desgraine , J. DE MEUNG , 437
XVe s.
Non-pour-quant pas n'en fu estainte La maladie, qui destainte M'avoit la couleur et la face , FROISS. , Espin. amour.
Bien savez de plaisance paindre Et d'espoir, quand prenez depport, Après effacer et destaindre Toute joye, sans nul support , CH. D'ORL. , Bal. 91
XVIe s.
De fermeté le grand guidon suivrons, Le quel, pour vrai, fermeté a fait paindre De noir obscur, qui ne se peut destaindre , MAROT , I, 338
Dé.... préfixe, et teindre ; provenç. destengner ; catal. destenyir ; espagn. desteñir ; portug. destingir.